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Comptes rendus de manifestations scientifiques

Les sciences du langage, à la croisée des regards et des échanges entre universités

Léo Jouan

Full text

1C’est à la Maison des Sciences de l’Homme et de l’Environnement (MSHE) de Besançon que s’est déroulé le premier atelier international de recherche entre l’université de Franche‑Comté (UBFC) et l’université Bar‑Ilan, Ramat‑Gan, Israël, les 22 et 23 mars 2018. Cet atelier, intitulé « Regards croisés sur la recherche en sciences du langage », est le fruit d’une collaboration de plus en plus forte entre chercheurs, chercheuses et étudiant·e·s des deux universités.

L’atelier, fruit de la collaboration entre deux universités

2En 2014, Sandra Nossik, enseignante‑chercheuse de l’UFC, a participé à un atelier de récits de vie issu d’un projet d’engagement dans la communauté financé par le conseil israélien de hautes études (le MALAG). En 2017, Galia Yanoshevsky, membre de l’université Bar‑Ilan, était professeure invitée au sein du laboratoire de recherche ELLIADD (pôle DTEPS), grâce à la bourse régionale Bourgogne‑Franche‑Comté. C’est dans le cadre de discussions avec des professeur·e·s et des étudiant·e·s de recherche de l’université Bar‑Ilan, Israël et les étudiant·e·s en master et doctorat en sciences du langage de l’UFC, que Galia Yanoshevsky a eu l’idée de mettre en place un atelier de recherche international.

3L’atelier n’a pu voir le jour sans la coopération de l’équipe du pôle DTEPS et notamment sa directrice, Margareta Kastberg‑Sjöblom, Marion Bendinelli et Virginie Léthier (UFC) avec Silvia Adler de l’université Bar‑Ilan. Les étudiant·e·s de l’université Bar‑Ilan ont pour la plupart pu venir grâce à la participation financière de l’université de Franche‑Comté pour l’hébergement et de l’université Bar‑Ilan pour le voyage en avion. Grâce au partenariat assuré par Virginie Lethier, la MSHE Ledoux de Besançon a de plus mis à disposition de l’atelier une salle équipée du matériel de visioconférence, installé par l’informaticien Julien Soichet, afin que 6 étudiant·e·s ne pouvant faire le déplacement puissent assister à la rencontre.

Une rencontre fructueuse

4Le but de cet atelier était tout d’abord de faciliter la rencontre entre étudiant·e·s en master et en doctorat des deux universités, afin de réfléchir ensemble aux questions de méthodologie propres aux sciences du langage et de partager les difficultés auxquelles ils se heurtent. Nous avons pu constater que les problèmes sont souvent similaires malgré des objets de recherche et des cadres théoriques et méthodologiques différents, comme c’est le cas par exemple de l’élaboration du corpus et du rapport à l’éthique dans le traitement des données en ligne. Les étudiant·e·s en master ont quant à eux eu l’occasion de se confronter à la méthodologie du travail de thèse, et de ressortir avec une motivation redoublée : des étudiant·e·s ont souligné le fait que le contact avec d’autres chercheurs et chercheuses avait été très important et très stimulant pour continuer ou se projeter dans la recherche.

5Pendant deux jours, nous avons entendu une trentaine d’exposés d’un quart d’heure à vingt minutes d’étudiant·e·s qui s’inscrivent aussi bien en analyse du discours (qu’il s’agisse du discours médiatique, politique, juridique, institutionnel, touristique ou littéraire), qu’en traitement automatique des langues, en sociolinguistique ou bien dans des champs de recherche plus transversaux comme les analyses sémio‑discursives et argumentatives.

6Quelle que soit l’approche des étudiant·e·s, nous avons pu constater que les logiciels de lexicométrie, textométrie et TAL tenaient une grande place dans leurs recherches, et en particulier le logiciel TXM et le logiciel Nooj, dont Max Silberztein est venu nous faire la présentation. Le logiciel Nooj avait par ailleurs fait l’objet d’une journée de formation la veille de l’atelier (le 21 mars), journée organisée par Marion Bendinelli et Virginie Lethier à l’attention des professeur·e·s et étudiant·e·s de l’université Bar‑Ilan.

7La diversité des objets de recherche – analyse des représentations, des stratégies argumentatives, de l’ethos, de la variation linguistique ou encore du lexique, au confluent d’enjeux linguistiques, communicationnels et sociaux et étudiés dans des contextes différents (aussi bien en Chine et au Japon qu’au Niger, au Maroc, au Bénin, en Égypte, en Israël, mais aussi en Bolivie, au Chili ou encore en France et en Suisse) a énormément enrichi les discussions et montré une fois de plus la diversité de la recherche en sciences du langage.

8Chaque étudiant·e a également pu bénéficier de la relecture de son travail – un résumé ou une étude de cas, communiqué au préalable – par deux chercheuses. En amont de l’atelier avait en effet été demandé aux étudiant·e·s de communiquer leurs résumés de thèse/recherche à leur directrice de mémoire ou de thèse : Silvia Adler, Marion Bendinelli, Andrée Chauvin‑Vileno, Séverine Equoy‑Hutin, Margareta Kastberg‑Sjöblom, Virginie Léthier, Nanta Novello‑Paglianti, Galia Yanoshevsky. Les professeures se sont réparties les travaux des étudiant·e·s afin que le retour soit extérieur aux discussions que l’étudiant·e peut avoir avec sa directrice ou son directeur de mémoire ou de thèse, ce qui a donné lieu à des échanges très enrichissants pour chacun·e d’entre nous pendant mais aussi en-dehors de l’atelier.

9Seul « hic » de la rencontre : la question de la langue de l’atelier n’a pas été tranchée, aussi des étudiant·e·s ont relevé le manque de présentations en anglais, seule langue partagée par tous, en faveur du français. Des personnes se sont chargées de traduire en anglais pendant les présentations, mais cela n’était pas suffisant, aussi il nous faudra résoudre ce problème les prochaines fois.

Une étape dans une collaboration toujours plus étroite entre deux équipes de recherche

10L’atelier de recherche « Regards croisés sur la recherche en Sciences du Langages » a permis de continuer de construire des liens déjà forts entre le pôle DTEPS du laboratoire ELLIADD de l’université de Franche‑Comté et l’université Bar‑Ilan. Un accord est actuellement en cours de signature entre les deux universités, pour la recherche et pour l’enseignement, avec des échanges professoraux et des déplacements d’étudiant·e·s de recherche pour effectuer éventuellement un semestre d’études dans chacune des universités. Mais au‑delà des conventions, c’est une véritable dynamique d’échange entre masterant·e·s, doctorant·e·s, chercheurs et chercheuses en sciences du langage des deux universités que cet atelier a contribué à pérenniser.

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References

Electronic reference

Léo Jouan, « Les sciences du langage, à la croisée des regards et des échanges entre universités », Éclats [Online], 1 | 2021, Online since 15 November 2021, connection on 29 November 2021. URL : http://preo.u-bourgogne.fr/eclats/index.php?id=205

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Léo Jouan

Pôle DTEPS – UR 4661 ELLIAD – Université Bourgogne - Franche-Comté

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